Bulletin n° 19 ** mai 2019 ** fondateur : Philippe Moisand

 

 

vvvvvvdscf0058bis-2_modifié-5  10 ans-1        Edito

                                                         Philippe Moisand

 

 

Bonjour à toutes et à tous.

Dix ans déjà depuis le premier numéro d’avril 2009. Dix ans que nous nous sommes lancés dans cette aventure du Chardenois dont je ne savais pas alors où elle nous mènerait. Force est de constater que la grande difficulté est de tenir dans la durée. Mais nous en sommes aujourd’hui au dix neuvième numéro et nous sommes donc toujours vivants, même si nous avons dû réduire un peu la voilure, faute d’un nombre suffisant de contributeurs réguliers. Puisse l’avenir nous apporter un peu du sang neuf dont nous avons besoin pour tenir une autre dizaine d’années. Certains d’entre vous ont manifesté récemment leur intérêt, n’hésitez pas à les imiter.

Nous avions projeté de sortir ce nouveau numéro en début d’année et nous voilà déjà en Mai. C’est vous dire combien il est difficile de tenir les délais avec une équipe réduite dont les composantes n’ont pas que Le Chardenois pour occuper leur temps libre. Quoiqu’il en soit, nous sommes heureux de vous présenter aujourd’hui ces quelques articles qui vous parlent du passé, mais aussi du présent de notre petit village Bourguignon.

Le présent, c’est ce week end des 13/14 octobre 2018 au cours duquel était organisée l’exposition de vieilles faïences à la Villa par l’Association Longchamp d’Antan  dont vous parle Gaëtan. C’est aussi le week end des 16/17 mars 2019,  qui a vu une vingtaine de membres de la famille tout d’abord participer à la journée portes ouvertes du lycée, guidés aimablement par la proviseure, Madame Force, et à l’inauguration par la municipalité d’un panneau situé à l’entrée du village et signalant l’existence du Lycée Henry Moisand.

Le passé, c’est d’abord l’histoire de ce beau service La Guérinière que nous conte Gaëtan. Et c’est aussi un retour sur un sujet qui me taraudait depuis longtemps, celui de la compatibilité entre les valeurs chrétiennes affichées clairement par nos ancêtres et leur statut social. Je n’avais pas au départ mesuré la difficulté de la tâche et j’ai dû « cent fois sur le métier remettre mon ouvrage » sans avoir aujourd’hui le sentiment d’avoir atteint mon objectif. Aussi serais-je intéressé de recevoir les commentaires de celles et ceux qui ont gardé le souvenir de leur vie quotidienne dans ce petit royaume des Charbonnier/Moisand.

Avec la belle saison, voici revenu le temps des mariages et communions. A toutes celles et ceux qui auront la chance de participer à ces célébrations, je souhaite qu’elles soient l’occasion de belles retrouvailles familiales.  Je pense notamment à Christine Pruvost/Petit qui marie sa fille Guillemette le 18 mai à Saint Briac, à Jean-Yves Martin qui marie sa fille Aude le 29 juin à Belle Ile, à ma fille Hélène qui marie sa propre fille Justine le 6 juillet également à Belle Ile, mais aussi à tous les autres dont je ne connais pas les projets mais qui relèvent de cette catégorie.

Bonne lecture.

 

 


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affiche expo 1hbl Une exposition de faïences à la Villa de Longchamp

                                 (13-14 octobre 2018)                                

                                 Gaëtan Moisand

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Une Association s’est créée à Longchamp il y a 3 ans environ à l’initiative de quelques personnes, Longchampois de vieille souche ou de fraîche date. Son nom : Longchamp d’Antan. L’enthousiasme des créateurs de l’Association (créatrices plutôt, car ce sont des femmes qui ont pris l’initiative de la lancer) nous a plu au point que Philippe et moi y avons adhéré en début d’année 2018.

Le but de l’Association est tout d’abord  de collecter des pièces de la Faïencerie de toutes les époques, ensuite de réaliser des expositions régulières, enfin de développer un projet de création d’un musée.  

Le musée est pour l’instant un projet lointain car difficile à mettre en œuvre entre la recherche d’un local et le poids à financer de dépenses incontournables.

La collecte  des pièces se fait par achat dans des brocantes, ou sur eBay et sur le Bon Coin, mais les moyens de l’Association sont très limités, aussi cherche-t-elle à developper les dons et les prêts. Nous reviendrons en fin de cet article sur la collecte.

Quant aux expositions, l’Association en avait  déjà faites à la salle des fêtes de Longchamp, le temps d’un week-end. Avec un succès local non négligeable, nous a-t-on dit. Une nouvelle exposition étant projeté pour l’automne 2018, nous avons suggéré qu’elle ait lieu à la Villa.
Proposition retenue avec enthousiasme !

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7B34624D-7CC2-4E94-9F2B-6476D7811B6F Pour cette exposition, plusieurs thèmes furent retenues par l’Association, dont le but était de mettre en valeur les directeurs artistiques successifs  de la Faïencerie, à savoir Henri Jacquemin (1895-1934) Hélène Charbonnier Moisand (1934-1964) Robert Picault (1966-1980). Et également un décorateur occasionnel et exceptionnel, Louis Vallet, créateur du service la Guérinière (voir l’article ci-dessous).

Pour notre part, nous avons proposé que la famille prenne la responsabilité de l’une des salles, en l’occurence la grande salle à manger, pour y installer des pièces rares et uniques. Les quelques belles pièces présentes à la Villa n’auraient pas suffi. Nous avons donc sollicité le concours de quelques personnes de la famille, Dijonnais de préférence, de façon à ce que le transport de pièces précieuses ne soit pas un trop grand souci.  Tous ont répondu positivement au point de pouvoir présenter dans la grande salle à manger une collection de très belles pièces plus complète encore que celle de la cousinade de 2010..

De longue date, j’avais fait le rêve de réunir les 3 grands plats Rouennais, qu’Henri Jacquemin avait réalisés en fin de carrière (entre 1932 et 1934) et dédicacés à Hélène et Gaëtan Moisand pour 2 d’entre eux et à Paule et Henry Moisand pour le 3ème. Il faut savoir que les 2 premiers ont durablement orné l’un des murs de la salle à manger de la Villa de leur création  jusqu’à la mort d’Hélène en 1964 et qu’il paraissait assez extraordinaire de pouvoir les revoir, accompagnés du 3ème, à leur place d’origine.

C’était un rêve.. J’avais conscience qu’il serait bien difficile de faire accepter aux 3 détenteurs de ces plats de prendre le risque du transport de ces chefs-d’œuvre.

Et pourtant ils l’ont fait ! Le rêve s’est accompli ! Grâce leur soit rendue.

DSCF7426b Ce fut un beau moment d’émotion lorsqu’on les  accrocha au mur, comme si le temps était brusquement reparti en arrière, à l’époque où notre grand-mère, Hélène Moisand, présidait les grands repas dominicaux à la Villa.

L’ exposition préparée de longue date a été mise en place en quelques heures avec une belle efficacité par les  membres de l’Association et ceux de la famille qui étaient présents.

 

IMG_0548 IMG_0546 Ouverte le samedi après-midi et le dimanche, elle a connu un franc succès :  520 visiteurs sur une plage horaire assez courte de 13 heures.

 

 Nous avons de plus accueilli le lycée Henry-Moisand, qui a présenté  le travail original d’une classe de terminale Brevets Métiers d’Art. En cliquant sur ce lien, on peut voir le mini-reportage photographique réalisé par le lycée sur l’expo :  https://www.arts-design-ceramique.fr/single-post/2018/10/18/Pièces-rares

Les membres de la famille présents ont donné de leur personne pour sans cesse expliquer et raconter. Ils ont été payés en retour grâce à de belles rencontres, souvent émouvantes, avec quelques anciens de la Faïencerie et beaucoup d’enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants d’ouvriers et employés.

Quelques visiteurs ont laissé la trace de leur enchantement sur le le livre d’or de l’exposition. En voici des extraits :

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Nous revenons pour finir sur la collecte de pièces de faïences par l’Association Longchamp d’Antan.

Nous avons vu que l’Association acceptait les dons mais aussi les prêts. Cette dernière formule rencontre du succès, car les prêteurs se sentent sécurisés au cas où l’Association disparaîtrait  ou encore au cas où le prêteur changerait d’avis et voudrait récupérer la ou les pièces prêtées.

Certains membres de notre grande famille ont déjà donné ou prêté.

Pourquoi pas vous, qui avez certainement des pièces en double qui encombrent vos placards ou encore qui avez des descendants peu attirés par les faïences de Longchamp ? Dans ce cas, passez par les administrateurs du « Chardenois » qui vous mettront en contact avec l’Association ou contactez directement celle-ci par mail (longchamp.dantan@yahoo.fr) ou par téléphone (06 20 65 87 92)

Vous participerez ainsi à la sauvegarde d’un patrimoine qui certainement  vous tient à coeur.

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Philippe et moi tenons à remercier les membres de la famille qui ont participé de bon coeur à l’apport de pièces de faïence pour l’exposition : Mamie Martin qui de plus nous a aidés à répertorier les services créés ou rénovés par Hélène Moisand, Jean-Yves Martin et Guy Moisand aux collections florissantes, Daniel Moisand qui malgré des réticences bien compréhensibles est venu de loin pour apporter l’un des grands plats de Mr Jacquemin, Solange Bernard Regnaud qui a apporté un grand plat, lequel, de mémoire, ornait un mur du salon de la Villa du temps d’Hélène.
La réussite de cette exposition est le résultat d’une excellente collaboration entre la famille et l’Association Longchamp d’Antan dont nous louons l’efficacité, le sens de l’organisation et le souci de la sécurité. 
Elle tient également au cadre exceptionnel de la Villa « le Chardenois », vedette incontestée de ces journées, que ma sœur, mes frères et moi avons ouverte sans réticence pour l’enchantement des visiteurs.
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DSCF7375bbl Naissance d’un nouveau décor : le Strasbourg           
                                                    Philippe Moisand
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A l’occasion de la préparation de l’exposition dont Gaëtan vous parle par ailleurs, nous avons évoqué avec Jacqueline Damongeot la vie de l’atelier de décor au temps d’Hélène Charbonnier Moisand. Ce qui m’intéressait surtout, c’était de mieux connaître son apport personnel dans le contenu des collections et ses sources d’inspiration pour la création de nouveaux décors. J’avais gardé le souvenir que Bonne Maman (alias Hélène) s’arrêtait souvent devant les boutiques de mode pour repérer les nouvelles tendances du moment et s’en inspirer pour faire évoluer la palette de décors proposés aux clients de l’entreprise.De son côté, Jacqueline nous a raconté cette histoire d’une soupière remontée un jour dans un piteux état de la cave de la Villa, dépoussiérée, puis montrée à Hélène, sans doute pour lui suggérer de  la remettre en bonne place dans la maison. C’était une pièce d’origine italienne de forme originale et décorée avec un bouquet de fleurs et des rameaux de lierre s’échappant vers les extérieurs.

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DSCF7380b A ce stade, l’histoire ne disait pas ce qu’il était advenu de cette soupière, mais Jacqueline était formelle sur le fait qu’Hélène s’en était aussitôt emparée pour travailler sur la création d’un nouveau décor. Ce fut le Strasbourg qui intègre effectivement le bouquet et le lierre.

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DSCF7380d Coïncidence assez étrange, en même temps que je parlais avec Jacqueline, je préparais la grande salle à manger pour recevoir l’exposition, ce qui m’a amené à déplacer quelques objets, parmi lesquels se trouvait ladite soupière italienne. Imaginez la surprise de Jacqueline, et la mienne aussi, moi qui pensais que cette pièce n’était qu’un souvenir de voyage rapporté d’Italie par mes parents.

Tout cela se passait à la Villa dans la grande salle à manger sous le regard coquin d’Hélène photographiée vers l’âge de dix ans. De là à y voir beaucoup plus qu’une simple coïncidence, il n’y avait qu’un pas… que j’ai franchi assez facilement !

 

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sans titre-42d  Le chic à cheval

                                                                            Genèse du service “La Guérinière”

                                                                            Gaëtan Moisand

  

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 Il y a des gens qui aiment les chiens et qui en font la passion de leur vie,

des vieilles filles qui s’enamourent de cacatoès au plumage aveuglant,

des poètes comme Baudelaire chérissant les angoras fourrés.

Moi,  j’ai toujours eu pour le cheval un vaste et profond amour. 

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couverture c chic à cheval Ainsi commence de façon exubérante “Le chic à cheval”, un livre dont le titre prête à sourire tant il a un charme suranné. Publié en 1891,  cet ouvrage aux 300 gravures dont 50 en couleurs retrace l’histoire « pittoresque » du cheval et de l’équitation.

L’auteur ne se contente pas d’écrire le texte du livre, il en est  également le dessinateur. Louis Vallet, c’est son nom, est un aquarelliste qui se fera mieux connaître au début du XXème siècle par des dessins et aquarelles mettant en valeur la femme ; ses dessins, parfois coquins, seront publiés dans des revues telles que Frou Frou ou la Vie Parisienne.

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RC photos 026b Mais revenons au cheval : le vaste et profond amour que lui porte Louis Vallet, un autre homme le partage. Un homme dont nous connaissons déjà la passion pour le cheval et dont nous avons découvert dans un bulletin précédent sa passion pour le dessin et plus encore pour les dessins de chevaux. Un homme qui se représente volontiers à cheval dans ses propres dessins et qui se montre volontiers à cheval sur les photos prises par ses proches. Vous l’avez deviné, bien sûr, cet homme c’est Robert Charbonnier, aussi passionné par le cheval que l’était Louis Vallet.  (photo en tête de § : Robert Charbonnier sur Boy au petit galop)

Dès lors, il paraît naturel que ces deux-là, vivant à la même époque, se soient rencontrés et se soient entendus au point de faire affaire. Robert  a certainement consulté le livre de Louis Vallet dès sa parution et l’a même sans doute acheté. On peut penser que l’ auteur est devenu  un maître pour Robert et que ce dernier s’est inspiré des dessins du livre pour parfaire les siens.

Quelques temps plus tard après la parution du livre, en 1893 ou 1894, Robert prend l’initiative d’une rencontre que Louis Vallet accepte volontiers. Les deux hommes, passionnés de cheval et de dessin se comprennent tout de suite. Robert commence bien sûr l’entretien  par un éloge du livre et de son auteur. Il continue en évoquant son  rêve de créer un service de faïence dont le thème serait le cheval et ajoute qu’ il espère pouvoir réaliser ce rêve depuis qu’il a découvert le “Chic à cheval”. A condition bien sûr que son interlocuteur accepte de le suivre…

Louis Vallet n’hésite pas longtemps, la proposition lui plaît évidemment. Une fois conclu l’accord de principe,  et au-delà des considérations financières qui ont eu bien sûr leur importance,  les deux hommes, ce jour-là ou par la suite, continuent leur discussion  pour choisir le thème des dessins de façon à donner une identité bien précise au service.

CAMÉRA NUMÉRIQUE KONICA MINOLTA Le choix se porte sur La Guérinière. Un des chapitres du livre de Louis Vallet lui est consacré. Ce sera le nom du service, qui sera commercialisé à compter de 1895.

François Robichon de la Guérinière (1688-1751), après avoir obtenu son brevet d’écuyer du Roi, ouvre en 1715 une académie d’équitation, à l’emplacement de l’actuelle rue de Médicis au dos de la fontaine qui porte le même nom. C’est là qu’il va acquérir sa réputation de professeur hors pair. En 1730, il est nommé écuyer du manège royal des Tuileries.  Il écrit, en 1733,  l’ “Ecole de cavalerie” qui va devenir la bible de l’équitation pour tous les cavaliers de France et d’Europe.

Louis Vallet dans son livre écrit que la Guérinière « est le père de l’équitation actuelle. Tout ce qu’il a écrit est aussi vrai qu’il l’était de son temps ». On peut déduire de ces propos qu’au XIXème siècle, tout cavalier digne de ce nom, et notamment tout officier de cavalerie comme l’était Robert Charbonnier, a lu l’ “Ecole de cavalerie”. De là à penser que c’est ce dernier qui a été à l’initiative du choix du nom du service et du thème de celui-ci, il n’y a qu’un pas que l’on peut se permettre de franchir sans grand risque d’erreur.

Le_chic_à_chevalb___[...]Vallet_Louis_bpt6k5786767b-12 On trouve peu de gravures dans le chapitre que Louis Vallet consacre à La Guérinière. Celle qui est présentée ici ( en tête de ce §) est la seule en couleurs.

Même si elle a quelques airs de ressemblance avec les dessins du service, Louis Vallet ne la reprend pas lorsqu’il exécute les dessins de celui-ci.  On pourrait donc affirmer que Louis Vallet a créé exclusivement des originaux pour le service de Longchamp. Mais il faut reconnaitre toutefois qu’il arrive à Louis Vallet de s’inspirer, de façon plus ou moins explicite, des  gravures du livre de La Guérinière, dont l’auteur s’appelle Charles Parrocel.

Ainsi cette gravure du livre de La Guérinière qui représente une figure appelée la capriole.

« La capriole est le plus élevé et le plus parfait de tous les sauts. Lorsque le cheval est en l’air et dans une égale hauteur du devant et du derrière, il détache la ruade vivement, les jambes du derrière dans ce moment  sont l’une près de l’autre et il les allonge aussi loin qu’il lui est possible de les étendre. Les pieds de derrière dans cette action se lèvent à la hauteur de la croupe et souvent les jarrets craquent par la subite et violente extension de cette partie. Le terme de capriole est une expression italienne, que les écuyers napolitains ont donné à cet air, à cause de la ressemblance qu’il a avec celui du chevreuil, nommé en italien caprio”
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École_de_cavalerie_La_Guérinière la capriole Voici la capriole de Charles Parrocel (in « l’Ecole de Cavalerie » de La Guérinière)

DSCF2493b  … celle de Louis Vallet sur dessin aquarellé préparatoire pour le service de Longchamp

sans titre-41b  … et sur un plat long du service de la Faïencerie

 

 

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Le dessin préparatoire présenté ci-dessus n’est pas le seul à être arrivé jusqu’à nous, il y en quelques autres que nous avons découverts récemment avec une extrême surprise.

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  vDSCF2482b  voici l’un de ces dessins…   KONICA MINOLTA DIGITAL CAMERA   …et sa traduction sur faïence

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Autre dessin préparatoire à 3 personnages, que l’on retrouve sur ces saucières pour 2 d’entre eux..   

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Et voici d’autres décors du service pour lesquels nous n’avons pas trouvé les dessins préparatoires.

Notamment, ces 2 grands plats magnifiques :

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et ces 2 assiettes :
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 Laissons le dernier mot à François Robichon de la Guérinière.
Il semble l’avoir écrit spécialement pour commenter les superbes décors du service de Longchamp qui porte son nom :
« La grâce à cheval consiste en une posture bien droite et libre, qui vient du contrepoids du corps bien observé ; en sorte que, dans tous les mouvements que fait le cheval, le cavalier, sans déranger son assiette, conserve autant qu’il le peut un juste équilibre, cet air d’aisance et de liberté qui forme ce qu’on appelle le bel homme de cheval. »
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dévé060d Les derniers seigneurs de Longchamp

                             Philippe Moisand

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Pendant près d’un siècle, de 1868 aux années 1970, Robert Charbonnier, Gaëtan Moisand et enfin Hélène Charbonnier/Moisand et ses fils se sont succédés à la tête de l’entreprise familiale et ont régné sans partage sur le village de Longchamp. Un tout petit royaume certes, mais un royaume quand même dans lequel ils concentraient entre leurs mains le pouvoir économique au travers de l’entreprise, mais aussi le pouvoir politique au travers de la mairie et une partie du pouvoir religieux par leurs interférences dans la gestion de la paroisse et les liens privilégiés qu’il entretenaient avec les évêques de Dijon.

Longtemps, je me suis posé la question de savoir si et comment ils avaient pu concilier leurs grandes responsabilités avec les valeurs chrétiennes auxquelles ils se disaient fermement attachés. Si et comment le grand brassage d’idées suscité dès le milieu du XIXème siècle par l’irruption du capitalisme industriel et son impact sur la condition ouvrière avaient influencé leur comportement. Si et en quoi la réalité du vécu de cette petite entreprise de campagne est conforme à l’image plutôt négative de ce modèle souvent qualifié de paternaliste.

Difficile de répondre à toutes ces questions, d’autant plus que le regard porté sur une histoire couvrant près de 150 ans doit tenir compte du contexte économique et social de l’époque, lequel a profondément évolué au cours de cette période.

(Photo de titre : Robert Charbonnier à cheval devant le Château de Longchamp)

 

RC photos 002 b Lorsque Robert Charbonnier est arrivé à Longchamp avec son frère Marcel, la France était alors parsemée de ces entreprises familiales qui constituaient une partie importante de son tissu industriel. Bien souvent implantées à la campagne, elles accueillaient dans leurs ateliers la population paysanne qui commençait à devenir excédentaire et qui recherchait de meilleures conditions de vie.  C’est le capitalisme naissant de la deuxième moitié du XIXème siècle qui a pris la relève en offrant du travail à cette main d’œuvre disponible qui ne demandait qu’à en trouver.

( Photo en tête de § prise du clocher de l’église par Edouard Charbonnier vers 1895 et légendée de la main de Robert : « mon usine fume ! »)

On ne reviendra pas ici sur les difficultés rencontrées par les deux frères après le rachat de la petite tuilerie qui avait commencé d’évoluer vers la production de faïence fine. Elles vous ont été contées dans des numéros précédents. On retiendra seulement que, progressivement, Robert s’est retrouvé seul propriétaire et dirigeant de l’entreprise, qu’il n’a pas tardé à prendre également la mairie et qu’il a clairement placé ses affaires sous la protection du « bon Dieu » et de saint Antoine de Padoue, comme il le rappelle dans son testament daté de 1893.

Mais c’est dans ce qu’il a présenté comme « la suite de son testament » datée de l’année suivante qu’il expose sa doctrine sociale, visiblement inspirée du paternalisme en vogue à cette époque et validée par un dominicain de ses relations selon lequel le patron « doit être infiniment bon et, en même temps, d’une énergie indomptable ». « Lorsque les ouvriers savent qu’ils ne seront pas abandonnés dans le malheur, dans les moments critiques, dans la maladie et dans la détresse morale, ils sont tout près d’appartenir corps et âme à celui qui les dirige » ajoute-t-il lui-même. 

On ne peut pas trouver de parenté plus proche avec l’essence même du paternalisme qui repose sur l’idée que les rapports entre patrons et ouvriers doivent être régis par les règles de la vie familiale, caractérisées par l’affection réciproque, l’autorité et le respect. Cette assimilation du patron au pater familias présente l’avantage considérable de rester sur un régime bien balisé par ce qui était alors la doctrine de l’Eglise. Dieu impose au père et donc au patron l’obligation de remplir les devoirs de la paternité aussi bien du point de vue matériel que spirituel.

lgchp 1b Il serait cependant très réducteur de s’en tenir à ces quelques extraits du testament de Robert Charbonnier. Mais on dispose hélas de peu d’éléments pour retracer ici tout ce qu’il a pu apporter à ses employés et administrés. Au moins sait-on :

-       qu’il a créé en 1882 une Société de secours mutuel destinée à venir en aide aux malades et aux plus démunis ; et

-       qu’il a fait construire une école (aux frais de l’entreprise ou de la municipalité ?) dont le fonctionnement a été confié à des religieuses et qui porte toujours à son fronton républicain la devise de l’époque « Foi, Espérance, Charité ».        

Mais force est de constater qu’il n’appartenait pas à la génération apte à s’approprier l’esprit de l’Encyclique de Léon XIII ou qu’à tout le moins il n’eut pas le temps de le faire.

(carte postale d’époque, en tête de §)

 

moisand 3gm29 Avec Gaëtan Moisand qui prend la relève vers 1912, on franchit une étape importante. Il conserve tous les attributs du pouvoir (entreprise, mairie, religion) dont disposait son beau-père, mais à la différence de ce dernier, il a eu le temps de s’imprégner des enseignements de l’Encyclique Rerum Novarum signée par le pape Léon XIII en 1891 et considérée depuis comme la base de la doctrine sociale de l’Eglise. A quoi il faut ajouter son implication très forte dans la défense de l’Eglise catholique depuis la loi de séparation de 1905 qui l’a tant affecté, d’abord en tant que membre de la Société des conférenciers populaires lorsqu’il était encore parisien, puis en tant que conférencier de la FNC qui lui donna l’occasion de porter la bonne parole dans toute la Côte d’Or en compagnie du chanoine Kir, lequel fut plus tard maire de Dijon et donna son nom au fameux vin blanc cassis.

(photo en tête de § : Gaëtan à Longchamp en1930)

C’est en 1929, à l’occasion de la visite à Longchamp de Mgr Petit de Julleville, que Gaëtan expose à la fois sa philosophie et les applications pratiques qui en découlent.

Au chapitre des idées, il rappelle qu’au temps d’Albert de Mun, « on se contentait d’essayer d’être vraiment chrétien. Aujourd’hui, nous continuons de dire : nous sommes chrétiens. Nos œuvres portent toutes le sceau de l’Encyclique fameuse de Léon XIII sur la condition des ouvriers ». A quoi il ajoute que « l’Eglise ne nous enseigne pas seulement de donner, mais aussi de nous donner ». Car « l’oeuvre, si belle soit-elle, qui ne comportera pas le don de soi ne sera pas une oeuvre chrétienne ».

lgchp 9b Au chapitre des réalisations, il indique « qu’ici (à Longchamp),

-       nous luttons contre la maladie par notre Société de secours mutuel ;

-       nous luttons contre le taudis par la création et le développement de nos cités ouvrières ;

-       nous luttons contre le gaspillage par l’école ménagère qui enseigne aux jeunes filles l’économie domestique ;

-       nous luttons contre l’ennui par les patronages, les jeux en commun, les comédies, le cinéma ».

Il aurait pu citer aussi la Fanfare municipale et la Chorale.

Pas de doute, on se situe bien dans le droit fil de Rerum Novarum. Mais on se doit à la vérité de dire qu’il manque dans la doctrine de Gaëtan un élément important figurant dans l’Encyclique : la coopération entre patrons et ouvriers pour la fixation des salaires et la création « d’institutions diverses qui ont pour but de secourir les ouvriers, ainsi que leurs veuves et leurs orphelins ». Au contraire, l’impression qui prévaut est que tout ce qui est mis en place dépend de la bonne volonté du patron, totalement libre de fixer la limite des efforts financiers qu’il est prêt à consentir au bénéfice de ses employés. Gaëtan n’en était pas encore venu au dialogue social devenu aujourd’hui incontournable.

Dans ce contexte, comment aurait-il pu imaginer que les revendications sociales de 1936 et l’arrivée au pouvoir du Front populaire allaient atteindre de plein fouet son petit royaume qu’il pensait avoir mis à l’abri de toutes ces vicissitudes ? Ce fut pour lui une rude épreuve dont il ne se remettra pas ; d’autant plus qu’il devra subir, quelques années plus tard comme tous les Français l’humiliation  de la débâcle de 1940, puis la maladie en 1941 qui l’obligera à passer la main.

Sans doute n’avait-il pas vu venir les limites de son entreprise pourtant lancée avec les meilleures intentions du monde et dans le respect des enseignements de l’Eglise. On sait aujourd’hui pourquoi : tout bien traités qu’ils l’aient été, il manquait aux ouvriers une composante essentielle de leur condition humaine : la liberté. L’histoire du Familistère Godin à Guise dans l’Aisne, fondée sur les mêmes principes, bien que d’essence philosophique très différente, a conduit au même rejet.

 

hlnecm006 A la Libération, les cartes ont été sérieusement rebattues. Tout était à refaire au plan économique et social dans un pays sinistré par des années de guerre et d’occupation. Et le pouvoir longchampois, pour ce qu’il en restait, se trouvait désormais partagé entre Hélène Charbonnier/Moisand et ses deux fils Henry et Robert. 

(photo en tête de § : Hélène en 1952)

Aucun d’entre eux n’a laissé de trace écrite de sa vision personnelle non plus d’ailleurs que de l’existence d’un consensus tendant à prolonger ensemble l’œuvre entreprise par leurs prédécesseurs. Il est certes probable qu’il y eut des discussions informelles entre eux, mais il me semble que chacun a œuvré dans le cadre de ses responsabilités, Hélène en tant que Présidente de la Société, Henri en tant que directeur général et maire de Longchamp, Robert en tant que directeur technique naturellement proche des ouvriers et de leurs préoccupations.

Dans ce contexte nouveau, la vision sociale de Gaëtan n’a pas été abandonnée, bien au contraire. La reine Hélène a continué de régner sur l’atelier de décor dont elle avait pris la charge au départ de M. Jacquemin et conservé toutes ses prérogatives dans la gestion paroissiale, au travers notamment de la chorale ; Henry consultait régulièrement un dominicain pour réfléchir avec lui sur le meilleur moyen de concilier ses fonctions de direction avec la doctrine sociale de l’Eglise et Robert s’efforçait de transcrire dans sa gestion du personnel tout ce qu’il avait appris pendant l’occupation aux Chantiers de jeunesse. 

Mais il a bien fallu s’adapter à l’évolution de la société et à la prise en charge par l’Etat de tâches que les entreprises les plus avancées socialement avaient jusques là assumées, notamment dans le domaine de la couverture maladie, chômage et retraite des employés. Il est probable par exemple que la Société de secours mutuel créée en 1882 ait disparu à cette époque. De même les cités ouvrières n’ont pas été développées ; elles ont d’ailleurs fini par être vendues à leurs occupants, à des prix très raisonnables.

Mais on a vu aussi se mettre en place d’autres dispositifs ciblés sur de nouveaux avantages sociaux. A titre d’exemple, les colonies de vacances organisées par l’entreprise, à Samoëns pour les filles et à Saint Paul en Chablais pour les garçons. Egalement la construction du stade et du terrain de football mis à la disposition des Longchampois et du tout nouveau Centre d’apprentissage, mais aussi la cantine pour les employés domiciliés dans les communes voisines, la rénovation du cinéma qui a permis l’organisation de deux séances par semaine avec une programmation digne de celle des villes environnantes.

Et surtout les deux grandes réalisations de l’après-guerre qui n’ont été possibles qu’avec le soutien et l’apport de la famille et de l’entreprise:

-       le lancement du Centre d’apprentissage de la Céramique, installé dans les locaux de l’entreprise et, pour l’internat, dans le château des Chartreux, dont la société familiale a fait don à l’Education Nationale; et

-       la construction de l’école des filles, certes initiée et financée par la municipalité, mais sans doute grâce aux impôts locaux (la fameuse contribution des patentes aujourd’hui disparue) mis à la charge de l’entreprise.

A quoi on peut ajouter le souci constant de ne jamais laisser quiconque sur le bord du chemin et de toujours trouver un emploi pour ceux des Longchampois qui se trouvaient dans le besoin.

 Mais il faut admettre que les importants changements économiques et sociaux intervenus pendant les « Trente Glorieuses » ont complètement changé la donne. Lourdement chargées du poids grandissant des cotisations sociales, les entreprises ont vu leurs marges bénéficiaires se rétrécir comme une peau de chagrin, tout particulièrement à Longchamp en raison du poids de la main d’œuvre dans la fabrication des produits. Et puis Hélène est décédée en 1964, Henry a pris sa retraite et quitté la mairie. Robert resta finalement seul aux commandes, tout occupé à la gestion de l’entreprise et peu enclin à viser la mairie et le contrôle de la paroisse ; il dut finalement se résigner, avec l’assentiment de ses frères encore actionnaires, à céder l’entreprise à un tiers. La famille avait perdu tous les leviers de commande; le petit royaume avait vécu.

 

Quelles leçons peut-on tirer de cette longue histoire brièvement racontée ici ?  Tout d’abord que nos ancêtres (et nous-mêmes par contrecoup) ont certainement bénéficié d’une situation privilégiée du fait de leur position dominante dans le village. Mais aussi qu’ils ont toujours eu à cœur d’améliorer les conditions de vie de leurs employés. Les moyens utilisés ont tendance à faire sourire aujourd’hui et il faut bien reconnaître qu’il y a du vrai dans les critiques adressées au modèle « paternaliste » auxquels ils sont attachés, car on ne peut pas nier que cette petite société villageoise a eu pendant longtemps un côté féodal conduisant la population locale à faire en quelque sorte allégeance au seigneur du lieu.

Faut-il pour autant condamner ce qui a été fait ? L’évolution des mœurs, des idées et des institutions a certes permis d’offrir progressivement une plus grande liberté à la population dans notre pays, conformément à ses aspirations. Mais le transfert à l’Etat ou à ses propres institutions de ce qui était auparavant assumé par les « possédants » rencontre aujourd’hui ses limites. La mauvaise gestion par l’Etat du nouveau système de solidarité l’a quelque peu décrédibilisé auprès des employés et c’est bien lui aujourd’hui et les « puissants » qui le gèrent qui se trouvent cloués au pilori. Serait-il tout simplement utopique de penser qu’il existe un modèle social idéal ?

 Je le pense sincèrement et c’est sans doute à l’aune du souvenir et de la trace qu’ont laissées nos ancêtres dans l’estime de la population qu’on peut aujourd’hui tenter de  les juger. « Votre famille a certes été critiquée, mais elle n’a jamais été haïe », m’a confié un jour un vieux Longchampois. Je ne crois pas qu’il ait pu me faire un plus beau compliment, que je vous propose de partager aujourd’hui avec moi.

 

 

 

 

 

 

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DSCF4691b Régis Penneçot, notre menuisier à Notre-Dame

Quand la reconstruction du balcon de la Villa mène à celle de Notre-Dame !!!

Philippe et Gaëtan Moisand

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regis-pennecot Régis Penneçot, menuisier, est le descendant d’une longue lignée (9ème génération !) d’une entreprise familiale crée en 1806 à Varanges  en Côte-d’Or. Il est par ailleurs président de la Chambre des Métiers et de l’Artisanat de la Côte-d’Or.

Il y a tout juste un an, lui et son équipe ont reconstruit intégralement l’un des balcons de la Villa qui menaçait ruine, en respectant le dessin du précédent. (voir photo de titre)

Régis Penneçot vient d’être nommé (15 mai 2019) coordinateur national du réseau des CMA dans le dispositif «Chantiers de France» créé à la suite de l’incendie de Notre-Dame de Paris pour rebâtir la cathédrale et, au-delà, participer à la rénovation du patrimoine français.

Nous sommes très impressionnés d’apprendre que notre constructeur de balcon est l’un des futurs (re)bâtisseurs de la cathédrale et lui souhaitons bonne chance.

IMG_1007 Qu’un représentant du métier du bois soit présent sur le futur chantier apaisera peut-être les craintes de ceux de nos lecteurs qui ont quelques inquiétudes sur la tournure que pourrait prendre la reconstruction de Notre-Dame. (photo prise du clocher de l’église Saint-Gervais – mai 2019)

 

Voici le communiqué de presse relatif à cette nomination :

Alors que le ministère du Travail a nommé Michel Guisembert, président du Comité français des Olympiades des métiers, référent du projet national «Chantiers de France», le réseau des Chambres de métiers et de l’artisanat désigne ce jour Régis Penneçot, président de la CMA de la Côte-d’Or et trésorier de CMA France, représentant national du réseau.

Régis Penneçot, maître artisan, dirige une entreprise de menuiserie située à Varanges en Côte-d’Or. Il s’agit de l’entreprise familiale fondée en 1806 et transmise de père en fils depuis neuf générations. Une entreprise qu’il a reprise en 1996 et qui compte aujourd’hui huit salariés et deux apprentis. L’entreprise travaille régulièrement pour les monuments historiques, ce qui l’amène à intervenir sur de très nombreux chantiers de rénovation de sites patrimoniaux remarquables : Hospices de Beaune, églises classées, édifices du secteur sauvegardé de la ville de Dijon…
De par son expérience, son engagement au service de l’excellence artisanale et son expertise fine de la restauration du bâti ancien, CMA France sait pouvoir compter sur ses compétences pour remplir cette fonction et mener à bien cette mission.

Le 18 avril, Bernard Stalter, président du réseau national des CMA, avait présenté au Gouvernement une série de propositions destinées à permettre l’accès aux marchés de restauration du patrimoine pour les artisans, à sensibiliser et orienter les jeunes vers les métiers de bâtisseurs, à recruter et à former la prochaine génération – en triplant le nombre de places en apprentissage – et à créer un «Erasmus des bâtisseurs».
Autant de propositions du réseau des CMA qui ont reçu un accueil positif et que Bernard Stalter et Régis Penneçot auront à cœur de défendre pour qu’elles aboutissent.

Le réseau des CMA, fort de cent-douze CFA, est à pied d’œuvre pour apporter son soutien et contribuer à ce chantier d’envergure d’une forte portée symbolique. En complément du coordinateur national qui vient d’être nommé, un interlocuteur privilégié sera identifié dans chaque région pour travailler avec les Conseils régionaux et ainsi encourager la formation professionnelle et tout particulièrement l’apprentissage sur l’ensemble du territoire.

Communiqué de la Chambre des métiers et de l’artisanat
 

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